Unhappy.

Unhappy.
...Et alors?

# Posté le dimanche 05 octobre 2008 08:26

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[♫]
Chère Maman,
Tu voulais des nouvelles, alors en voici.
Cette soirée chez A. s'est magnifiquement bien passée. Oui oui, à quelques exceptions près. Non Maman, je ne suis pas allée regarder un film bien au chaud chez elle, une part de pizza sur mes genoux, mais plutôt la Tour Eiffel briller de mille feux, une flûte de Champagne à la main. J'ai bien ris oui, non pas parce que la situation était drôle, mais plutôt parce que je ne pouvais faire autrement, dans l'état auquel j'étais rendue. Le Film était somptueux, oh si tu savais Maman; grandeur Nature, des paillettes pleins les yeux, la vie parisienne qui s'active, la nuit qui s'installe, je te conseille d'aller le voir, ton souffle en sera coupé. Et en prime, tu es personnage principal du Film, n'est ce pas magnifique? Oui Maman j'ai bien mangé, sans grande faim, mais tu comprends il faut bien manger pour ne pas perdre l'équilibre. Que l'on a finalement perdue. Car oui Maman, marcher droit dans ma vie c'est difficile, mais ça l'est encore plus lorsque tu ne marches pas droit sur les dalles de Paris. Et tu sais Maman, dans le film, il suffit aux personnages de trinquer sur le Pont Alexandre III, Pont des Rêves, Pont du Début et de la Fin, Pont de Paris, de siffler cet or pétillant aux reflets de la ville, de rire aux éclats et de lancer ta coupe dans la Seine, fleuve des Secrets, fleuve de l'Amour, fleuve de Paris, pour te sentir t'élever, encore plus haut que tes 8 centimètres sur lesquels tu es déjà perchée. Un spectacle fabuleux, crois moi. Des Je t'aime s'envolent et tout va tellement, tellement mieux. L'Avenue Montaigne, Maman, et tout est tellement, tellement beau. Mais tout film a une fin, n'est ce pas? La fin n'est jamais facile...surtout lorsqu'il s'agit de remonter les Champs Elysées. Mais nous sommes fortes, de nos jours, même avec près d'une bouteille dans le sang nous ne feignons pas, nous avançons, droites, tête haute. Rester digne, toujours rester digne. Maman ce film est un véritable chef-d'oeuvre, du début aussi banal qu'un passage à Auchan, à la fin aussi monotone qu'un retour en train. J'ai eu du mal à me lever de chez A. et à détacher les yeux de l'Écran, crois-moi;
le retour à la Réalité n'est jamais facile, Maman.

Je t'embrasse.

P.S. Oh et ne t'inquiète pas pour moi, je vais bien.






« _Chérie, ils nous prennent pour qui, Nous, à rire de milles éclats sur les quais de Paris, une cigarette dans une main, une flûte dans l'autre, à balancer nos jambes dans l'air de la ville et à faire claquer nos talons sur le bitume illuminé?
« _ Pour de vraies Parisiennes, mon Amour. »

(L)


Trinquons à Sweet' & Choup', Andro' & Néo', Héro' & Exta', à Clémence et Ophélie.
Trinquons à mini A., futur con briseur de coeur, au vainqueur du Puissance 4 étalée dans le square, à nos vies de débauchées dont on semble ne plus pouvoir se passer, à tous les enfoirés qui puissent exister, aux déprimes qui ne cessent de durer, aux vacances qui viennent de commencer,
à toutes ces choses si superficielles
mais tellement belles.

# Posté le dimanche 26 octobre 2008 14:14

Quand tu te réveilles tous les matins avec cette même rengaine, ce brin de morosité qui revient quotidiennement parfaitement minutée. Quand tu en viens à penser que la Vie ne sert à rien, que ce soit la tienne où celle du Président où bien celle de n'importe qui d'autre. Quand tu tentes de te débarrasser vainement de la duplicité irréversible qui s'est désormais installée sous ton sourire factice, mais qu'au final est gravée dans tes traits et jamais personne ne parviendra à te découvrir réellement. Quand tu te fixes des barrières ridicules afin de ne jamais dire ce que tu penses véritablement. Quand tu ne libères tes pensées qu'à la fin de la journée, lorsque tu es seule devant ton mur vide d'émotion et de rêve. Quand sous ta couette tu affrontes enfin tous les poids que tu as fais taire toute la journée. Quand tu t'accroches à des personnes qui au final ne valent rien dans ton c½ur, et dans le leur non plus. Quand tu abandonnes ce que tu aimes faire, par manque de conviction de motivation et de vie, pour t'emmurer où que tu sois. Quand tu te bornes à démoraliser sur tout ce qui est pourtant si beau. Quand tu penses être née insouciante pour mourir insouciante, et pour rien d'autre. Quand tu continues à marcher péniblement sans savoir comment tu fais pour ne pas tomber et toujours rester en parfaite ligne droite et placide. Placide. Car, quand tu penses que telle est ta vie, insensible au moindre bonheur futile qui nourrira finalement ton plus noir désespoir, alors oui. Tu es dans le droit de dire que tu ne vas pas bien....

Quand tu te réveilles tous les matins avec cette même rengaine, ce brin de morosité qui revient quotidiennement parfaitement minutée. Quand tu en viens à penser que la Vie ne sert à rien, que ce soit la tienne où celle du Président où bien celle de n'importe qui d'autre. Quand tu tentes de te débarrasser vainement de la duplicité irréversible qui s'est désormais installée sous ton sourire factice, mais qu'au final est gravée dans tes traits et jamais personne ne parviendra à te découvrir réellement. Quand tu te fixes des barrières ridicules afin de ne jamais dire ce que tu penses véritablement. Quand tu ne libères tes pensées qu'à la fin de la journée, lorsque tu es seule devant ton mur vide d'émotion et de rêve. Quand sous ta couette tu affrontes enfin tous les poids que tu as fais taire toute la journée. Quand tu t'accroches à des personnes qui au final ne valent rien dans ton c½ur, et dans le leur non plus. Quand tu abandonnes ce que tu aimes faire, par manque de conviction de motivation et de vie, pour t'emmurer où que tu sois. Quand tu te bornes à démoraliser sur tout ce qui est pourtant si beau. Quand tu penses être née insouciante pour mourir insouciante, et pour rien d'autre. Quand tu continues à marcher péniblement sans savoir comment tu fais pour ne pas tomber et toujours rester en parfaite ligne droite et placide. Placide. Car, quand tu penses que telle est ta vie, insensible au moindre bonheur futile qui nourrira finalement ton plus noir désespoir, alors oui. Tu es dans le droit de dire que tu ne vas pas bien....
Mais, quelle qu'elle soit, tu as une vie.
Alors souris.


(Océane, c'est la plus belle.)


Le remettre en ligne, simple fait de nostalgie.

# Posté le samedi 07 juin 2008 13:12

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 10:40

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Ne pas être. Seulement paraître.
Penser. Trop espérer. Oublier.
Boire. Rester. Sombrer.
Disparaître. Se taire. S'effacer.
Réapparaître. Renaître. Être.
Marcher. Courir. Sourire. Rire.
Et puis repartir.
Ne pas être à nouveau. Seulement paraître à nouveau.
Penser à nouveau. Ne plus espérer. Oublier à nouveau.
Boire à nouveau. Rester à nouveau. Sombrer à nouveau.
Disparaître à nouveau. Se taire à nouveau. S'effacer à nouveau.
Réapparaître à nouveau. Renaître à nouveau. Être à nouveau.
Marcher à nouveau. Courir à nouveau. Sourire à nouveau. Rire à nouveau.
Et puis repartir.

# Posté le dimanche 21 décembre 2008 16:26